LA RECONVERSION

A., ici, A., me recevez-vous ? Après trois mois sans mise à jour du blog de ma part, il s’est passé une vie, et je vais vous en raconter un petit bout.

Jusque là saisonnière en restaurant pour m’en sortir et pour éviter les réprimandes de ma banquière, j’ai réalisé pas mal de choses avec le recul. Il y en a marre de travailler pour des entreprises suffisamment aisées pour se payer des restaurants mais incapables payer les heures supplémentaires des employés, marre de sacrifier mes potes et / ou mon mec parce que je dois bosser les week-ends, soirées et jours fériés, marre de rater la vie de mes proches parce que « le travail m’appelle », marre de délaisser ma famille pour Noël et marre de ne pas avoir de vacances autres que le fameux chômage entre deux contrats.

Alors on va pas cracher sur les saisons non plus : en trois années passées à avoir ce genre de contrat, j’ai quand même eu la chance de rencontrer d’autres saisonniers géniaux et, en plus, de m’en faire des amis, de faire la fête comme jamais je n’avais fait la fête auparavant, de découvrir des paysages tellement exceptionnels que j’en ai délaissé ma Méditerranée adorée, de découvrir des modes de vie suffisamment différents du mien pour vouloir en changer…

Enfin, c’est bien mignon tout ça, mais à bientôt 26 ans – aïe – il est grand temps de changer de vie, de devenir stable et de faire partie de cette majorité de français qui a la chance de faire le(s) pont(s) du mois de Mai, de prendre 5 semaines de vacances payées dans l’année, d’avoir des week-ends dignes de ce nom et en plus de ça, de faire des heures supplémentaires qui leur serviront vraiment à quelque chose. Je dis donc adieu à la restauration – champagne – et dans le même temps adieu à la trouvaille facile d’un contrat de travail.

Alors changer de métier c’est bien, mais on fait quoi quand on a un diplôme en communication qui ne nous a pas servi depuis trois et qui déjà, à la sortie de l’école, ne servait pas à grand chose, et que les dernières expériences en date sont celle qu’on a en restauration et dans un autre domaine communément appelé « la galère » ?

J’ai bien pensé à me trouver un boulot de base dans la com’, mais soyons réalistes, ça n’arrivera probablement pas. J’ai conscience qu’il va falloir démarrer petit. Je ne parle pas de boulot de femme de ménage, de babysitter, de veilleuse de nuit ou autres, les tafs sans horaires, j’ai déjà donné. Je ne parle pas non plus d’un boulot à faire du 9h-12h / 14h-17h, mais je m’estimerais heureuse d’avoir un travail qui me permette d’être à la maison à 20h et de profiter de mon dimanche pour me concentrer sur ma vie, ma famille, mes potes, mes hobbies, mes bouquins, mes séries, mes photos, mes découvertes, tout ça tout ça…

J’ai donc pensé à me trouver un boulot d’assistante ou de secrétaire dans un bureau, office de tourisme, mairie, whatever… Si j’ai de la chance, je trouverai un truc dans mon domaine, si j’en ai moins, je gravirai les échelons et si il n’y a pas d’échelons à gravir, pourquoi pas me lancer dans l’auto entreprenariat. Je ne connais pas très bien ce concept, mais du peu que j’ai pu voir, ça à l’air d’amener à des situations plutôt pérennes, pour peu que l’on se trouve la bonne branche de métier et qu’on se donne les moyens. De base, je voulais faire de l’événementiel, mais j’essaie de garder les pieds sur terre : cette branche de métier est bouchée, bouffée par les grosses boîtes qui ont le monopole et par les petites boîtes qui sont tellement remplies de marchands de tapis qu’ils arrivent à s’en sortir en vendant du rêve à leurs supers contacts – bon ok, j’exagère, mais je suis pas loin de la vérité… Alors pourquoi ne pas me lancer dans autre chose ? Je me dis deux choses :

  • soit, je me retrouverai dans une branche de métier complètement hasardeuse, mais qui me conviendra tellement bien que j’aurai finalement pour projet de me jeter dedans à pieds joints
  • soit je me lancerai dans un truc proche de mon domaine de base mais qui soit suffisamment stable pour me permettre de monter une petite entreprise qui puisse tenir durablement.

Je relis mes paragraphes pour corriger un max de fautes d’orthographe, et je me rends compte que j’ai quand même beaucoup de possibilités en face de moi et pas la moindre idée de laquelle est la meilleure pour moi. Je pense donc que je vais suivre le conseil de l’avisé consanguin qui m’accueille dans sa maison et qui dit que j’ai besoin d’avoir un boulot à l’année, puis suivre le conseil de mon amie et co-blogueuse, O., qui essaie par tous les moyens de me convaincre que je suis une pépite pour une entreprise, mais qui a surtout décidé de changer de boulot en se disant qu’il faut (re)commencer petit pour grimper ; c’est plutôt badass, et c’est pile l’exemple dont j’avais besoin.

Et après ça, advienne que pourra comme dirait l’autre !

Les enfants, je vous tiens au jus de l’avancée de ma vie de galérienne et vous dis à dans trois mois surement, parce que je me connais, il est fort probable que je ne me chauffe pas sur un article avant longtemps, comme d’hab’ quoi !

Peace 😉

A.

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Un commentaire sur « LA RECONVERSION »

  1. Les galères habituelles.

    Crois moi, malgré un cdd d’un an en comm’ (et en agence!) et une spécialité reconnue et recherchée (CM), c’est pas plus simple.
    J’ai donc rejoint les rangs d’une armée de chercheurs d’emploi avant de finalement me décider à monter mon entreprise (e-commerce) 🙂
    Le tout, c’est de prendre conscience de ses atouts, de ses attentes et de ne pas avoir peur de l’inconnu 😉

    A très vite!

    Aimé par 1 personne

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