GENERATION Y, CELLE DE LA LIBERTE

Nous avons la réputation d’être la génération des fainéants, des rebelles, des sans-attaches ou des geeks, mais lorsqu’on gratte un peu et qu’on cherche ce qui se cache sous ces phénomènes, nous sommes en réalité la Génération de la Liberté !

 

Liberté d’expression d’abord, car sinon, les blogs ne pousseraient pas comme des champignons et les réseaux sociaux n’auraient pas ce succès planétaire. Cette liberté, souvent mal utilisée (messages pseudo-philosophe, messages haineux et racistes et j’en passe) a tout de même l’avantage de nous transmettre beaucoup d’informations, les vraies, car le fond du problème est là : nous sommes une génération lucide de la manipulation des médias et de la société. La nouvelle technologie nous aurait apporté, par exemple, la possibilité de suivre l’actualité de l’intérieur, grâce aux réseaux sociaux, et non de l’œil ou de la plume d’un journaliste. Liberté d’expression aussi lorsque nous descendons dans la rue. L’image d’une génération « je m’en foutiste » nous colle à la peau, mais nous nous intéressons en réalité à la politique, nous suivons, pour la plupart, l’actualité, mais nous ne nous reconnaissons pas forcement dans la société qui est la nôtre.

Le seul bémol que je dois bien avouer est que notre liberté est souvent mal utilisée : lors des manifestations, par exemple, la finalité n’est pas toujours claire. Lorsque nous voulons véhiculer trop d’idées, peu retiendront réellement l’intention de nos interlocuteurs. J’entends par là qu’à force d’aller dans la rue pour un oui ou pour un non, si on véhicule trop d’informations différentes, on passe à côté de la bonne.

 

liberté d'expression

Dessin de Nadia Khiari, auteur de « Willis from Tunis »

 

La liberté dans le travail, aussi et surtout. Dans les heures de travail ou sur la manière de travailler.

 

PC

Mon petit bureau parce que je papote, mais j’ai un vrai travail quand même ! Et même qu’il est plutôt sympa ! 

 

Lorsque je regarde autour de moi, j’ai le sentiment qu’en sortant de l’école, nous sommes des Workaholics pleins d’ambition et de détermination, mais que cette énergie s’épuise vite une fois que nous sommes dans le monde du travail. Peut-être ne sommes-nous pas assez préparés pour ce monde impitoyable, ou peut-être prenons-nous vite conscience que « nous voulons travailler pour vivre et non vivre pour travailler« . Passées les premières années en tant que salarié, je sens la motivation se réduire par ce manque de liberté et l’envie peut-être de faire passer la vie privée avant la vie professionnelle. D’ailleurs, on peut noter la recrudescence de familles choisissant qu’un des deux parents reste à la maison pour élever les enfants.

C’est aussi devant l’exemple de nos parents qui ont travaillé toute leur vie, souvent dans la même entreprise, que notre génération a envie d’autre chose : d’une liberté de changer de poste, de liberté dans ses horaires, d’avoir plus de temps libre mais surtout, d’une liberté d’entreprendre. C’est dans cela que doit résider la force de notre génération. Entreprendre, c’est créer et cette créativité vient de la liberté. C’est cette envie qui pousse de plus en plus de jeunes à monter leur petite entreprise plutôt que d’être salarié, ce qui démontre de la meilleure des manières que notre génération n’a pas peur de bosser. Un entrepreneur ne compte pas ses heures, il veut juste la liberté de travailler comme il le souhaite. C’est cette envie d’entreprendre également, qui m’a poussé à m’engager dans la jeune chambre économique (késako : sujet trop vaste, je travaille sur un article pour vous l’expliquer 😉 ).

 

Puis nous sommes caractérisés par la liberté d’être nous même, d’être différent.

L’exemple flagrant est aussi notre envie de voyage. De nombreux occidentaux partent quelques mois, voire quelques années en  » working holiday  » pour vivre d’amour et d’eau fraîche, poussés par l’envie de liberté et de découvrir de nouvelles choses… Sûrement aussi par l’envie de penser par soi-même et de sortir des chemins qui leur étaient prédestinés. Vivre différemment c’est aussi ne pas être un mouton. Il y en a encore trop malheureusement, mais de plus en plus de jeunes prennent conscience de l’importance de penser par soi-même et donc, d’être libre de penser différemment de la majorité.

En gros, la génération Y n’a pas envie de se sentir emprisonnée dans un moule, elle veut avoir la liberté de changer : changer de travail, d’amoureux, de fringues, d’endroit, de maison enfin bref, la droit d’avoir la bougeotte !

 

Mais de vous à moi, avons nous le courage nécessaire pour être libre ?

O.

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